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Borne de recharge en copropriété : prix, démarches et qui paie quoi

L'équipe Horizon · Mis à jour le 02/07/2026
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Installer une borne de recharge quand on vit en copropriété, c'est possible, c'est encadré par la loi, et c'est même plus simple qu'on ne le croit sur le plan juridique. Depuis le décret n° 2020-1720 du 24 décembre 2020, le « droit à la prise » permet à tout occupant d'un immeuble collectif, propriétaire comme locataire, de faire installer à ses frais un point de recharge sur sa place de parking. Le syndic ne peut pas s'y opposer par simple refus : il doit saisir le juge dans un délai de trois mois, et uniquement pour un motif sérieux et légitime. En pratique, la vraie difficulté n'est pas juridique : elle est technique et financière.

Car en copropriété, le raccordement est presque toujours plus complexe qu'en maison individuelle : tirage de câble depuis les parties communes, comptage individuel de votre consommation, distances parfois longues entre le tableau et votre place. Résultat : un budget généralement supérieur à celui d'une maison, et très variable d'un immeuble à l'autre. Ce guide fait le point, sans langue de bois, sur les démarches exactes à suivre, les délais légaux, les prix réels que vous pouvez anticiper, et qui paie quoi à chaque étape.

Le droit à la prise : ce que dit vraiment le décret 2020-1720

Le droit à la prise existe depuis 2011, mais c'est le décret n° 2020-1720 du 24 décembre 2020, applicable depuis le 1er janvier 2021, qui lui a donné sa forme actuelle, codifiée dans le Code de la construction et de l'habitation. Le principe est simple : tout occupant d'un immeuble collectif disposant d'une place de stationnement — couverte ou non, en sous-sol ou en extérieur — peut faire installer, à ses frais, un point de recharge pour véhicule électrique permettant un comptage individuel de sa consommation.

Point essentiel, souvent mal compris : ce droit bénéficie aussi bien au propriétaire occupant qu'au locataire ou à l'occupant de bonne foi. Vous n'avez pas besoin d'être copropriétaire pour en bénéficier, et vous n'avez pas besoin d'un vote favorable de l'assemblée générale. Il ne s'agit pas d'une demande d'autorisation, mais d'une notification : vous informez, vous ne demandez pas la permission.

La contrepartie est tout aussi claire : les travaux sont réalisés aux frais du demandeur. La copropriété n'a rien à financer pour une installation individuelle relevant du droit à la prise, et vous ne pouvez pas exiger qu'elle participe. L'installation doit par ailleurs être réalisée dans les règles de l'art, avec un dispositif de comptage individuel, ce qui impose en pratique de passer par un électricien qualifié IRVE, seul habilité à installer une borne de plus de 3,7 kW.

Les démarches concrètes : notifier le syndic, puis attendre trois mois

La procédure tient en trois étapes. Première étape : envoyer une notification au syndic par lettre recommandée avec accusé de réception. Si vous êtes locataire, vous notifiez d'abord votre propriétaire (ou son mandataire), qui transmet au syndic — ou vous adressez la notification aux deux pour gagner du temps. Cette notification doit contenir un descriptif détaillé des travaux envisagés, accompagné d'un schéma d'installation : cheminement du câble, point de raccordement, dispositif de comptage. C'est précisément le type de document qu'un installateur IRVE prépare lors de la visite technique.

Deuxième étape : le délai d'opposition. À compter de la réception de la notification, le syndic dispose de trois mois pour s'opposer. Et il ne peut pas s'opposer par un simple courrier de refus : il doit saisir le tribunal judiciaire, et uniquement pour un motif sérieux et légitime — par exemple l'existence d'une installation collective déjà en place ou une décision déjà votée d'en réaliser une répondant à votre besoin. Un refus de principe, une inquiétude vague sur le réseau électrique ou une opposition de voisinage ne constituent pas des motifs recevables. Sans saisine du juge dans les trois mois, vous pouvez faire réaliser les travaux.

Attention à ne pas confondre les délais : les trois mois sont le délai légal d'opposition du syndic, un délai en mois, incompressible. Le délai d'installation proprement dit, lui, se compte en jours une fois le feu vert acquis — chez Horizon, une pose en maison individuelle est réalisée sous 10 jours ; en copropriété, il faut ajouter cette période de notification en amont. Planifiez donc votre projet environ un trimestre avant d'avoir besoin de recharger chez vous.

Troisième étape : la convention. Après le délai de trois mois sans opposition, une convention est signée entre le syndic et le prestataire réalisant l'installation, fixant les conditions d'accès aux parties communes et d'intervention. C'est une formalité, mais elle protège les deux parties : elle acte le cheminement du câble, les responsabilités et les conditions d'entretien.

Locataire en copropriété : vos droits sont les mêmes

C'est l'un des apports majeurs du décret 2020-1720 : le droit à la prise s'applique explicitement aux locataires et aux occupants de bonne foi. Votre propriétaire ne peut pas vous refuser l'installation d'une borne sur votre place de parking au seul motif que vous n'êtes pas chez vous. Comme le syndic, il ne peut s'y opposer que pour un motif sérieux et légitime, dans le même cadre judiciaire.

En pratique, le locataire notifie son intention au propriétaire avec le descriptif technique et le schéma d'installation ; le propriétaire dispose du même mécanisme d'opposition que le syndic, et doit transmettre la demande à ce dernier. Les travaux restent à la charge du locataire demandeur, qui reste propriétaire de sa borne : en cas de départ, la question du maintien ou de la dépose de l'équipement se règle contractuellement, d'où l'intérêt de la formaliser dès le départ.

Un conseil d'installateur : si vous êtes locataire, privilégiez le dialogue avant la lettre recommandée. Beaucoup de propriétaires découvrent le droit à la prise à cette occasion et accueillent bien un dossier technique propre, chiffré, porté par un professionnel certifié IRVE avec garantie décennale. La procédure formelle reste votre filet de sécurité si le dialogue bloque. Pour le détail article par article, consultez notre guide dédié au droit à la prise.

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Prix d'une borne en copropriété : pourquoi c'est plus cher qu'en maison

Soyons honnêtes : une installation individuelle en copropriété coûte presque toujours plus cher qu'en maison individuelle. La raison est purement technique. En maison, la borne se raccorde sur votre tableau électrique, à quelques mètres, et le chantier est standardisé — c'est ce qui permet à Horizon de proposer un prix d'appel à partir de 1 090 € TTC pose comprise, avec la TVA réduite à 5,5 %. En copropriété, il faut tirer un câble depuis un point de livraison situé dans les parties communes, souvent en sous-sol, parfois à plusieurs dizaines de mètres de votre place, avec percements, chemins de câbles et protections dédiées.

S'ajoute le comptage individuel, obligatoire : votre consommation doit être mesurée et facturée à vous seul, jamais répartie sur les charges communes. Selon la configuration, cela passe par un sous-compteur dédié raccordé aux services généraux (avec refacturation par le syndic), ou par la création d'un point de livraison individuel auprès du gestionnaire de réseau. Chaque option a un coût matériel et administratif propre.

Concrètement, le budget dépend de trois variables : la distance entre le point de raccordement et votre place, la solution de comptage retenue, et l'état de l'infrastructure électrique de l'immeuble. Pour une place proche du local électrique avec un raccordement simple, le surcoût par rapport à une maison reste modéré. Pour une place éloignée en sous-sol de grand ensemble, le budget peut représenter un multiple du tarif maison. Méfiez-vous des prix uniques annoncés sans visite : en copropriété, tout devis sérieux passe par une étude technique sur place. C'est pour cela qu'Horizon traite chaque projet en copropriété au cas par cas, avec un chiffrage transparent poste par poste, plutôt qu'un forfait irréaliste.

Bonne nouvelle malgré tout : la TVA à 5,5 % s'applique aussi en copropriété pour l'installation d'une borne de recharge dans un logement, et le matériel reste identique à celui d'une maison. Une borne 7,4 kW comme l'Autel MaxiCharger Elite 2, la Schneider Charge 7.4 ou la V2C Trydan couvre l'immense majorité des besoins en recharge de nuit — inutile de surdimensionner en 22 kW, ce qui compliquerait encore le raccordement.

Qui paie quoi : le récapitulatif sans ambiguïté

Pour une installation individuelle relevant du droit à la prise, la règle est limpide : le demandeur paie tout. La borne, le câblage depuis les parties communes, le dispositif de comptage, la main-d'œuvre, et ensuite sa propre consommation électrique via le comptage individuel. La copropriété ne débourse rien et ne peut pas vous facturer de « droit d'accès » aux parties communes pour ce raccordement ; le syndic peut en revanche facturer des frais raisonnables liés au traitement du dossier, selon les pratiques du contrat de syndic.

Côté consommation, tout dépend de la solution de comptage : avec un sous-compteur sur les services généraux, vous remboursez à la copropriété l'électricité réellement mesurée sur votre borne ; avec un point de livraison individuel, vous avez votre propre contrat de fourniture et payez directement votre fournisseur. Dans les deux cas, personne d'autre que vous ne paie votre recharge — et vous ne payez pas celle des autres. Pour estimer votre budget de recharge mensuel, notre article sur le coût de la recharge à domicile détaille les calculs.

Cas différent : l'infrastructure collective. Si la copropriété décide en assemblée générale d'équiper le parking d'une infrastructure commune de recharge, les modalités de financement sont alors votées collectivement et chaque copropriétaire raccordé paie sa quote-part selon le schéma retenu. C'est un projet plus long et plus structurant, qui peut être pertinent dans les grands ensembles où de nombreux résidents s'électrifient — mais il ne vous prive jamais de votre droit individuel tant qu'aucune installation collective répondant à votre besoin n'existe ou n'est décidée.

Enfin, l'entretien et la responsabilité : votre borne vous appartient, son entretien vous incombe. D'où l'importance de choisir un installateur certifié IRVE couvert par une garantie décennale : en cas de désordre sur le raccordement traversant les parties communes, c'est votre meilleure protection vis-à-vis de la copropriété.

En maison individuelle, c'est beaucoup plus simple — et en copro, faites-vous accompagner

Si vous hésitez entre rester en appartement ou si vous avez aussi une maison (résidence secondaire, déménagement prévu), sachez que l'écart de complexité est réel. En maison individuelle, aucune notification, aucun délai de trois mois, aucun comptage à créer : Horizon installe votre borne à partir de 1 090 € TTC pose comprise (TVA 5,5 %), sous 10 jours, par un artisan certifié IRVE de votre région, avec garantie décennale. Le détail des tarifs maison est dans notre guide des prix 2026.

En copropriété, le bon réflexe est de commencer par la visite technique avant même la notification au syndic : c'est elle qui produit le descriptif et le schéma d'installation exigés par la procédure, et c'est elle qui vous donne un prix réel plutôt qu'une estimation hasardeuse. Un dossier technique solide dès la première lettre recommandée réduit drastiquement le risque d'opposition et les allers-retours avec le syndic.

Reste le choix du matériel, identique quel que soit le logement : Autel MaxiCharger Elite 2, Schneider Charge 7.4, Raedian Neo 7 ou 22, V2C Trydan avec câble attaché. Le bon choix dépend de votre véhicule, de votre abonnement électrique et de vos habitudes de recharge — notre comparatif détaillé vous aide à trancher, et notre guide des puissances explique pourquoi 7,4 kW suffit dans la quasi-totalité des cas en résidentiel.

À retenir. En copropriété, la loi est de votre côté : notifiez le syndic, attendez le délai d'opposition de trois mois, payez vos travaux et votre consommation — et faites chiffrer le raccordement sur place, car c'est lui, pas la borne, qui fait le prix.

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Questions fréquentes

Quel est le prix d'installation d'une borne de recharge en copropriété ?

Il n'existe pas de prix unique sérieux en copropriété : le budget dépend de la distance entre le point de raccordement dans les parties communes et votre place, de la solution de comptage individuel et de l'état de l'installation électrique de l'immeuble. Il est presque toujours supérieur au tarif maison individuelle (à partir de 1 090 € TTC pose comprise chez Horizon), parfois de façon significative pour une place éloignée en sous-sol. Seule une visite technique permet un chiffrage fiable. La TVA réduite à 5,5 % s'applique dans les deux cas.

Le syndic peut-il refuser l'installation de ma borne de recharge ?

Non, pas par simple refus. Grâce au droit à la prise (décret 2020-1720), vous notifiez le syndic, vous ne lui demandez pas d'autorisation, et aucun vote en assemblée générale n'est requis. Pour s'opposer, le syndic doit saisir le tribunal judiciaire dans un délai de trois mois après réception de votre notification, et uniquement pour un motif sérieux et légitime, comme l'existence d'une installation collective répondant déjà à votre besoin. Sans action en justice dans ce délai, vous pouvez faire réaliser les travaux.

Un locataire peut-il installer une borne de recharge sur sa place de parking ?

Oui. Le droit à la prise s'applique expressément aux locataires et occupants de bonne foi. Le locataire notifie son propriétaire avec un descriptif détaillé des travaux et un schéma d'installation ; le propriétaire, comme le syndic, ne peut s'y opposer que pour un motif sérieux et légitime devant le juge, dans le délai de trois mois. Les travaux sont à la charge du locataire, qui reste propriétaire de sa borne et paie sa propre consommation via un comptage individuel.

Qui paie l'électricité d'une borne de recharge en copropriété ?

Vous, et vous seul. Le droit à la prise impose un comptage individuel de la consommation : soit un sous-compteur dédié raccordé aux services généraux, avec remboursement au réel à la copropriété, soit un point de livraison individuel avec votre propre contrat de fourniture. Dans les deux cas, votre recharge n'est jamais répartie sur les charges communes, et vous ne payez pas la consommation des autres résidents.