C'est l'une des questions que nos installateurs entendent le plus souvent : « Je suis locataire, ai-je le droit de faire poser une borne de recharge ? » La réponse est oui, et c'est même un droit protégé par la loi. Le « droit à la prise », renforcé par le décret n° 2020-1720 du 24 décembre 2020, bénéficie explicitement aux locataires et aux occupants de bonne foi, en maison comme en immeuble. Ni votre propriétaire ni le syndic de copropriété ne peuvent s'y opposer par simple refus de principe.
Reste que la procédure diffère radicalement selon que vous louez une maison individuelle ou un appartement avec parking en copropriété. Dans le premier cas, un accord écrit du propriétaire suffit et l'installation peut être réalisée en quelques jours. Dans le second, la loi impose un formalisme précis : notification, délai d'opposition de trois mois, travaux à vos frais. Ce guide détaille les deux parcours, les coûts honnêtes à prévoir, et ce que devient la borne le jour où vous déménagez.
Ce que dit la loi : le droit à la prise s'applique aussi aux locataires
Le droit à la prise existe depuis 2011, mais c'est le décret n° 2020-1720 du 24 décembre 2020 qui lui a donné sa portée actuelle. Codifié dans le Code de la construction et de l'habitation, il permet à tout occupant d'un immeuble disposant d'un parking — propriétaire, locataire ou occupant de bonne foi — de faire installer, à ses frais, une borne de recharge pour véhicule électrique ou hybride rechargeable sur sa place de stationnement. Le texte couvre les emplacements clos et couverts comme les parkings extérieurs de l'immeuble.
Le point essentiel à retenir : ce droit ne nécessite aucune autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires. La procédure repose sur une simple notification, et seule une opposition motivée devant le juge peut bloquer le projet. Concrètement, la loi a inversé la charge : ce n'est pas au locataire de demander la permission, c'est au syndic ou au propriétaire de démontrer, devant le tribunal judiciaire, un « motif sérieux et légitime » de refus — par exemple l'existence d'une installation collective de recharge déjà en place, ou la décision effective d'en réaliser une.
En pratique, les motifs sérieux et légitimes sont rares. Une réticence de principe, une crainte diffuse pour l'installation électrique ou une opposition de voisinage ne suffisent pas. Si le syndic ne saisit pas le tribunal dans le délai légal de trois mois, le silence vaut acceptation et les travaux peuvent démarrer. Attention à ne pas confondre ce délai juridique de trois mois, propre à la copropriété, avec le délai de pose lui-même : une fois le droit acquis, l'installation en elle-même se fait en une journée.
Locataire en maison individuelle : le cas le plus simple
Si vous louez une maison individuelle avec un garage, un carport ou une place de stationnement privative, la situation est beaucoup plus directe. Il n'y a ni syndic, ni assemblée générale, ni délai d'opposition de trois mois. En revanche, la pose d'une borne constitue une transformation du logement au sens de la loi du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : vous devez obtenir l'accord écrit de votre propriétaire avant les travaux. Un simple échange de courriers ou d'e-mails précisant la nature de l'installation, le nom de l'installateur et sa certification IRVE suffit généralement.
Dans les faits, les refus sont peu fréquents : une borne posée par un électricien certifié IRVE, raccordée dans les règles de la norme NF C 15-100 et couverte par une garantie décennale, valorise le bien plutôt qu'elle ne le dégrade. C'est un argument à mettre en avant auprès de votre bailleur : la maison devient « prête pour l'électrique », un critère de plus en plus recherché par les locataires suivants. Certains propriétaires acceptent d'ailleurs de prendre tout ou partie du coût à leur charge, précisément pour cette raison — cela se négocie au cas par cas.
Une fois l'accord obtenu, l'installation est rapide. Chez Horizon, la pose en maison individuelle est réalisée par un artisan certifié IRVE de votre secteur sous 10 jours, à partir de 1 090 € TTC pose comprise, en bénéficiant de la TVA réduite à 5,5 % applicable aux logements de plus de deux ans. Le chantier type — borne murale dans le garage ou en façade, raccordée au tableau électrique avec ses protections dédiées — se boucle en une demi-journée à une journée.
Locataire en appartement : la procédure de notification pas à pas
En copropriété, le formalisme est plus lourd mais parfaitement balisé. Première étape : vous notifiez votre projet à votre propriétaire (le bailleur) par lettre recommandée avec accusé de réception, avec copie au syndic de copropriété. Le courrier doit contenir un descriptif détaillé des travaux envisagés : emplacement de la borne, cheminement des câbles, schéma de raccordement, puissance prévue, et le système de comptage individuel qui permettra de vous facturer votre propre consommation. Votre installateur certifié IRVE prépare ce dossier technique — c'est son métier, pas le vôtre.
Deuxième étape : le syndic inscrit le projet à titre d'information à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Information, pas vote : les copropriétaires n'ont pas à autoriser vos travaux. À compter de la réception de la notification, le syndic dispose de trois mois pour s'opposer, et cette opposition ne peut prendre qu'une seule forme : la saisine du tribunal judiciaire du lieu de l'immeuble, pour motif sérieux et légitime. Pas de saisine dans les trois mois, pas d'opposition valable — vous pouvez faire réaliser les travaux.
Troisième étape : la signature d'une convention entre l'installateur et le syndicat des copropriétaires (ou le propriétaire de l'immeuble), qui fixe les conditions d'accès aux parties communes et d'intervention sur l'installation électrique collective. Puis vient la pose proprement dite, à vos frais, par une entreprise qualifiée. Comptez donc, de la première lettre recommandée à la mise en service, un horizon réaliste de trois à cinq mois en copropriété — l'essentiel de ce délai étant juridique, pas technique.
Un conseil d'installateur : avant de lancer la procédure individuelle, renseignez-vous auprès du syndic sur l'existence d'un projet d'infrastructure collective de recharge. Si la copropriété a voté ou engagé une solution collective, elle constitue précisément le motif d'opposition prévu par les textes — et il est souvent plus pertinent de vous y raccorder que de mener un projet solo.

Qui paie quoi ? Les coûts honnêtes en maison et en copropriété
La règle est sans ambiguïté : dans le cadre du droit à la prise, les travaux sont à la charge exclusive du demandeur. Locataire, c'est donc vous qui financez la borne, son installation et son comptage, sauf accord contraire négocié avec votre propriétaire. En contrepartie, l'équipement vous appartient et votre consommation vous est facturée individuellement — vous ne payez que ce que vous rechargez.
En maison individuelle, le budget est maîtrisé car le tirage de câble est court et le raccordement se fait directement sur votre propre tableau. Chez Horizon, l'installation complète démarre à 1 090 € TTC pose comprise, TVA 5,5 % incluse, avec garantie décennale. Le coût d'usage est ensuite très favorable : recharger à domicile revient nettement moins cher que sur les bornes publiques, surtout en heures creuses.
En copropriété, il faut être honnête : une solution individuelle sur les parties communes coûte généralement plus cher qu'en maison. Le câble doit souvent être tiré depuis les services généraux ou depuis un point de livraison éloigné, traverser plusieurs niveaux de parking, et l'installation doit intégrer un compteur individuel d'énergie pour la refacturation. Selon la distance de tirage, la configuration du parking et le mode de raccordement retenu, le budget peut représenter sensiblement plus qu'une pose en maison individuelle. Toute annonce d'un prix ferme sans visite technique préalable doit vous mettre la puce à l'oreille : en copropriété, un devis sérieux exige une étude au cas par cas.
Dernier poste à anticiper : l'abonnement électrique. Si la borne est raccordée sur un point de livraison dédié, un contrat de fourniture spécifique peut être nécessaire. Si elle est raccordée sur votre compteur de logement, vérifiez avec votre installateur que la puissance souscrite supporte la charge — un pilotage de la borne ou un délestage dynamique permet souvent d'éviter d'augmenter l'abonnement.
Quelle borne choisir quand on est locataire ?
Le statut de locataire influence le choix du matériel. Premier critère : la puissance. En maison comme en copropriété, une borne de 7,4 kW en monophasé couvre la quasi-totalité des usages quotidiens — elle redonne une nuit complète d'autonomie à la plupart des véhicules. Inutile de viser plus puissant si votre abonnement ou l'infrastructure de l'immeuble ne suit pas ; c'est un point que l'étude technique tranche objectivement.
Deuxième critère : la simplicité d'usage et la robustesse. Horizon installe quatre modèles éprouvés, sélectionnés pour leur fiabilité : l'Autel MaxiCharger Elite 2, la Schneider Charge 7.4, la Raedian Neo (7 ou 22 kW) et la V2C Trydan avec câble attaché. Pour un emplacement de parking en copropriété, une borne à câble attaché comme la Trydan évite de transporter son câble à chaque recharge ; en garage fermé de maison, une borne à prise Type 2 offre plus de polyvalence. Le pilotage de la consommation et la mesure d'énergie intégrée sont particulièrement utiles au locataire en copropriété, puisqu'ils documentent précisément ce que vous consommez.
Troisième critère, spécifique au locataire : la réversibilité. Une borne murale se démonte proprement. Au moment de quitter le logement, trois options s'offrent à vous : emporter la borne et la faire réinstaller dans votre nouveau logement (seule la main-d'œuvre de dépose et repose est à prévoir), la revendre au propriétaire ou au locataire entrant, ou la laisser en place contre compensation négociée. Prévoyez ce scénario dès le départ, idéalement par écrit avec votre bailleur : c'est une clause simple qui évite tout litige au moment de l'état des lieux de sortie.
Comment Horizon accompagne les locataires, en maison comme en copropriété
En maison individuelle, le parcours est direct : vous obtenez l'accord écrit de votre propriétaire, et un artisan certifié IRVE du réseau Horizon intervient sous 10 jours. L'installation démarre à 1 090 € TTC pose comprise avec TVA à 5,5 %, elle est couverte par la garantie décennale, et le devis est établi en ligne à partir de votre configuration réelle : distance entre le tableau et la borne, type d'alimentation, véhicule à recharger.
En copropriété, Horizon procède par étude au cas par cas, car aucun parking ne ressemble à un autre. L'installateur constitue le dossier technique qui accompagne votre notification au propriétaire et au syndic, évalue le cheminement de câble le plus économique, dimensionne le comptage individuel et chiffre le projet après visite. Vous savez ainsi exactement à quoi vous engager avant même d'envoyer la lettre recommandée — et vous abordez le délai d'opposition de trois mois avec un dossier solide, difficile à contester.
Dans les deux cas, le principe reste le même : un professionnel certifié IRVE, une installation conforme à la norme NF C 15-100, un matériel choisi dans un catalogue restreint de bornes fiables, et un interlocuteur qui connaît les textes aussi bien que les tableaux électriques. C'est exactement ce qu'exige un projet où droit locatif et électricité se croisent.
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Mon propriétaire peut-il refuser l'installation d'une borne de recharge ?
En copropriété, non par principe : le droit à la prise issu du décret n° 2020-1720 bénéficie aux locataires, et seule une saisine du tribunal judiciaire dans les trois mois, pour motif sérieux et légitime (comme une installation collective existante ou décidée), peut bloquer le projet. En maison individuelle, l'accord écrit du bailleur est requis car il s'agit d'une transformation du logement, mais une installation par un électricien certifié IRVE avec garantie décennale valorise le bien et lève la plupart des réticences.
Faut-il l'autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires ?
Non. La loi prévoit une simple information de l'assemblée générale, inscrite à l'ordre du jour par le syndic après réception de votre notification. Aucun vote n'est nécessaire. Si le syndic ne saisit pas le tribunal judiciaire dans le délai de trois mois suivant la notification, les travaux peuvent être réalisés.
Qui paie l'installation et l'électricité de la borne quand on est locataire ?
Les travaux sont à la charge du demandeur, donc du locataire, sauf accord contraire avec le propriétaire. En copropriété, l'installation intègre un comptage individuel : vous ne payez que votre propre consommation, soit via un point de livraison dédié, soit par refacturation mesurée. En maison, la borne est raccordée à votre compteur et la recharge à domicile reste nettement plus économique que les bornes publiques.
Que devient la borne si je déménage ?
La borne installée à vos frais vous appartient. Vous pouvez la démonter et la faire réinstaller dans votre nouveau logement, la revendre au propriétaire ou au locataire suivant, ou la laisser en place contre compensation. Le plus sûr est de convenir par écrit du sort de la borne avec votre bailleur dès l'installation, pour éviter tout litige à l'état des lieux de sortie.